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Guide de l'administrateur système HP-UX : Présentation : HP-UX 11i version 3 > Chapitre 3 Principaux composants de HP-UX

Stockage sur HP-UX

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Documentation technique

Manuel complet en PDF
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 » Table des matières

 » Glossaire

 » Index

Parmi toutes les ressources gérées par un système d'exploitation, la plus importante est sans aucun doute le stockage. Stockage est un terme générique faisant référence aux périphériques qui contiennent des données. Le stockage peut assumer de nombreuses formes :

  • Lecteurs de disques physiques raccordés localement à un serveur :

    • Disques de protocole matériel SCSI

    • Disques Fibre Channel

    • Disques USB 2.0

  • Logements de disques contenant plusieurs disques physiques raccordés localement à un serveur.

  • Baies de disques (logements de disques comme ci-dessus, mais avec un contrôleur de disque ajouté au logement afin de gérer les disques du logement), raccordés localement à un serveur, parfois appelés JBOD [en anglais : Just a Bunch Of Disks] et parfois RAID [en anglais : Redundant Arrays of Inexpensive Disks]).

  • Réseaux de stockage SAN (Storage Area Networks), disques physiques et baies de disques comme ci-dessus, mais configurés et accessibles par le biais d'un réseau spécial haut débit. Le stockage SAN peut être physiquement proche des serveurs qui y accèdent ou physiquement distant afin d'assurer une protection contre les incidents graves. Les réseaux de stockage SAN opèrent au niveau de la couche d'E/S bloc, sous la couche système de fichiers.

  • Stockage NAS (Network Attached Storage), autre solution de stockage réseau qui opère au niveau de la couche système de fichiers à l'aide de protocoles réseau standard (NFS, CIFS).

  • Stockage hors connexion ou support amovible. Les données sont stockées sur :

    • Bandes (DLT, DDS, Reel et autres formats de bandes)

    • Support optique (CD-ROM, magnéto-optique, DVD-ROM et autres formats optiques)

    • Lecteurs de disques amovibles

    Le stockage hors connexion est souvent utilisé pour le stockage de données hors site (généralement pour des sauvegardes) à des fins de récupération après incident grave.

Utilisations du stockage

Dans le système d'exploitation HP-UX, le stockage peut être utilisé de nombreuses manières :

  • Fichiers et répertoires stockés localement dans des systèmes de fichiers

  • Bases de données stockées sur des volumes de disques au format brut (gérées par l'application de base de données plutôt que par HP-UX) pour plus de rapidité

  • Espace d'échange (utilisé par HP-UX à des fins de pagination)

  • Espace de vidage (utilisé pour capturer l'état de HP-UX suite à une panique système ou autre événement significatif)

Organisation du stockage

Comme la mise en réseau et beaucoup d'autres sous-systèmes de l'environnement informatique, le stockage se compose de nombreuses couches, allant des périphériques physiques aux applications qui lisent et écrivent des données sur ces périphériques. Collectivement, ces couches portent le nom de pile de stockage.

Les sections suivantes traitement des différents composants de la pile de stockage HP-UX.

Périphériques de stockage physique

Au niveau inférieur de la pile de stockage se trouvent les périphériques physiques qui stockent et récupèrent les données. Il s'agit en général de lecteurs de disques, mais on peut également utiliser d'autres périphériques de stockage, tels que les suivants :

  • Lecteurs / bibliothèques de bandes DLT

  • Lecteurs / bibliothèques magnéto-optiques

  • Bandes DDS

Les lecteurs de disques peuvent être :

  • Des lecteurs individuels

  • Des logements de lecteurs (groupes de plusieurs lecteurs de disques traités comme des lecteurs individuels)

  • Des baies de disques (comme les logements de lecteurs, mais avec un contrôleur de disque afin de gérer de manière intelligente le stockage contenu (par exemple, RAID))

  • SAN - Storage Area Networks (lecteurs physiques raccordés à un réseau dédié)

  • NAS - Network Attached Storage (stockage raccordé à des serveurs dédiés accessibles par le biais de protocoles de système de fichiers réseau standard)

Les lecteurs de disques individuels (autonomes, dans une baie ou dans un logement) portent souvent le nom de LUN. Le terme « LUN » signifie « Logical Unit », et bien qu'il soit souvent associé à un lecteur de disque physique (unité de lecteur) au sein d'un périphérique à baies de taille plus importante, les LUN peuvent pointer vers d'autres sous-ensembles (logiquement définis) d'un périphérique plus grand.

Gestionnaires de volumes

Les lecteurs de disques physiques peuvent être utilisés en mode autonome (autrement dit, ils peuvent être partitionnés, formatés avec un système de fichiers, utilisé pour la pagination ou utilisé par des applications de base de données comme unités de stockage). Toutefois, ils sont généralement groupés en réserves d'espace qui peuvent ensuite être divisées en conteneurs de stockage logique. Ces conteneurs (appelés volumes ou volumes logiques, selon le gestionnaire de volumes que vous utilisez) ne sont pas tenus de respecter les limites des lecteurs physiques du groupe. Autrement dit, ils peuvent chevaucher plusieurs périphériques physiques.

Les gestionnaires de volumes vous permettent de diviser et d'allouer ces réserves d'espace en conteneurs de stockage logiques.

Les réserves d'espace portent le nom de groupes de volumes dans Logical Volume Manager (LVM) et de groupes de disques dans VERITAS Volume Manager (VxVM).

Les conteneurs de stockage logiques portent le nom de volumes logiques dans LVM ou simplement volumes dans VxVM. Pour les applications, les systèmes de fichiers et les bases de données, ces volumes semblent être des disques physiques et sont traités comme tels.

HP-UX 11i version 3 prend en charge les gestionnaires de volumes suivants :

LVM

Logical Volume Manager (LVM) est décrit en détail dans le manuel Guide de l'administrateur système HP-UX : Gestion des volumes logiques. LVM est le gestionnaire de volumes par défaut pour HP-UX 11i.

VxVM

VERITAS Volume Manager (VxVM) offre de nombreuses fonctionnalités, dont certaines ne sont pas disponibles avec LVM ou MirrorDisk/UX (le produit compagnon de LVM qui vous permet de mettre en miroir des données sur plusieurs disques physiques).

La version de VxVM fournie avec HP-UX est une version de base contenant un sous-ensemble des fonctionnalités offertes dans la version complète (qui requiert une licence supplémentaire). Pour obtenir des informations complètes sur les fonctionnalités incluses dans la version de base et dans la version complète de VxVM, consultez le document VERITAS Volume Manager Releases Notes correspondant à la version de VERITAS Volume Manager que vous utilisez.

REMARQUE : Les réserves d'espace portent le nom de groupes de volumes dans Logical Volume Manager et de groupes de disques dans VERITAS Volume Manager.

Les deux gestionnaires de volumes peuvent coexister sur un serveur. Chaque gestionnaire de volumes assure le suivi des disques qu'il contrôle et tout disque physique donné ne peut être contrôlé que par un gestionnaire à la fois. L'utilitaire vxvmconvert peut convertir un volume physique LVM en disque VxVM si vous souhaitez migrer un disque de LVM vers VxVM pour une flexibilité de configuration accrue.

Sélection d'un gestionnaire de volumes

Avec HP-UX 11i version 3, vous avez le choix entre deux gestionnaires de volumes :

  • HP Logical Volume Manager (LVM)

  • VERITAS Volume Manager (VxVM)

Vous pouvez les utiliser tous deux simultanément (sur des disques physiques distincts), mais en pratique vous en choisirez un et l'utiliserez de manière exclusive. Le Tableau 3-1 fournit un comparatif des deux gestionnaires de volumes afin de vous aider à déterminer lequel correspond le mieux à vos besoins.

Tableau 3-1 Comparaison des fonctionnalités et de la terminologie des gestionnaires de volumes

FonctionnalitéHP Logical Volume Manager (LVM)VERITAS Volume Manager (VxVM)

Obtention...

LVM est fourni avec HP-UX 11i version 3 Foundation Operating Environment

Consultez les Notes de mise à jour d'HP-UX 11i version 3 pour vérifier si VERITAS Volume Manager est fourni avec votre environnement d'exploitation

Les disques physiques se nomment...Volumes physiquesDisques VERITAS Volume Manager

Les groupes de disques physiques se nomment...

Groupes de volumesGroupes de disques

Les conteneurs de stockage logique alloués à partir des groupes de disques/volumes se nomment...

Volumes logiques

Volumes

Les données utilisateur au sein des volumes (logiques) sont allouées à l'aide de...

Étendues physiques (blocs d'espace disque de taille fixe, dont la taille doit être identique pour tous les volumes physiques d'un groupe de volumes donné)

Sous-disques (de taille arbitraire, les sous-disques représentent un ensemble de blocs de disques, alloués à partir des disques VERITAS Volume Manager dans un groupe de disques)

Les informations de configuration de volumes et de groupes de volumes sont stockées dans...

Une zone réservée spéciale au début de chaque volume physique

Une zone spéciale appelée « région privée » de chaque volume physique.

Miroirs (copies de données)

Vous devez ajouter le produit MirrorDisk/UX à votre système afin de prendre en charge la mise en miroir. Mirrordisk/UX prend en charge jusqu'à trois copies de données si vous utilisez LVM avec des groupes de volumes de version 1, et jusqu'à six copies de données si vous utilisez LVM avec des groupes de volumes de version 2.

Les miroirs sont constitués de plexes, chacun étant une copie du volume mis en miroir. La version de base de VERITAS Volume Manager vous permet de mettre en miroir votre système de fichiers racine (uniquement).

Comme LVM, VERITAS Volume Manager requiert une licence supplémentaire pour prendre en charge la mise en miroir (au-delà de celle de votre système de fichiers racine), mais avec la licence supplémentaire VxVM prend en charge jusqu'à 32 copies de vos données.

 

REMARQUE : VERITAS Volume Manager est disponible dans plusieurs versions à compter de HP-UX 11i version 3. Les valeurs et fonctionnalités indiquées concernent VxVM Version 4.1. Pour obtenir les spécifications d'une version donnée, consultez les VERITAS Volume Manager Release Notes de la version correspondante.

VERITAS Volume Manager a deux niveaux de licence : licence de base et licence complète. Sauf mention contraire, les fonctionnalités répertoriées dans le tableau ci-dessus concerne la licence de base. Pour plus d'informations sur les fonctionnalités supplémentaires prises en charge avec la licence complète, consultez la documentation de VERITAS Volume Manager.

Groupes de volumes

Lors de l'utilisation d'un gestionnaire de volumes, la première étape consiste à grouper des lecteurs physiques en réserves d'espace disque appelées :

ou

REMARQUE : Les différents disques des groupes de volumes/disques se nomment :
  • disques VM si vous utilisez VERITAS Volume Manager (VxVM)

ou

  • volumes physiques si vous utilisez Logical Volume Manager (LVM)

Volumes (logiques)

Une fois que vous avez groupé des lecteurs de disques physiques en groupes de volumes/disques, l'espace collectif peut être divisé en conteneurs de stockage logiques qui peuvent être plus petits ou plus grands que chacun des lecteurs du groupe. Ces conteneurs de stockage logiques portent le nom de :

  • volumes si vous utilisez Veritas Volume Manager (VxVM)

ou

Une fois définis, les volumes ou volumes logiques peuvent être utilisés pour :

  • l'amorçage (ils peuvent contenir des programmes de chargement, des diagnostics hors connexion et d'autres logiciels nécessaires à des fins d'administration de serveur)

  • les systèmes de fichiers (stockage de fichiers traditionnel)

  • l'espace d'échange (mémoire virtuelle / pagination)

  • l'espace de vidage (vidages mémoire suite à une panique du système)

  • l'accès aux disques bruts (pour une utilisation par des applications de base de données et d'autres applications qui gèrent leur propre espace disque)

La taille des volumes logiques peut être augmentée ou réduite selon les besoins (si les données qu'ils contiennent prennent en charge ces opérations).

Figure 3-2 Les volumes logiques peuvent être redimensionnés

Les volumes logiques peuvent être redimensionnés

Des systèmes de fichiers

Si vous n'utilisez pas un volume (ou disque physique) pour l'accès à l'espace d'échange ou aux disques bruts (par exemple l'espace disque géré par une application de base de données), vous l'utilisez probablement pour le stockage de fichiers.

Les répertoires, fichiers et données de fichiers sont généralement distribués dans tout un volume ou lecteur de disque. De la même manière qu'un catalogue sur fiches vous permet de trouver un livre spécifique dans une grande bibliothèque, la principale fonction d'un système de fichiers consiste à maintenir les pointeurs vers les fichiers stockés dans un volume ou sur un disque physique de sorte que ces fichiers puissent être récupérés ultérieurement. Il ne s'agit pas simplement de pointeurs indiquant quel fichier se trouve dans quel répertoire ; il s'agit des pointeurs de bas niveau et d'autres informations vitales telles que :

  • quels blocs de disques appartiennent à quel fichier

  • quels blocs de disques sont actuellement inutilisés (de façon que des blocs de disques spécifiques ne soient pas utilisés simultanément à différentes fins et que l'ordre soit maintenu)

  • des listes liées d'informations de navigation de répertoires

Les systèmes de fichiers ont également d'autres fonctions importantes, par exemple maintenir les informations de propriété et de privilège d'accès de sorte que les fonctions de sécurité de HP-UX puissent garantir que seuls les utilisateurs autorisés puissent accéder à un fichier ou un répertoire donné.

Systèmes de fichiers pris en charge

Comme avec les gestionnaires de volumes, HP-UX permet de choisir parmi plusieurs types de systèmes de fichiers. En particulier :

HFS

Le système HP HFS (High-Performance File System) propriétaire prend en charge les fichiers et systèmes de fichiers d'une taille maximale de 128 Go.

VxFS

VERITAS File System Version 4.1 prend en charge les fichiers d'une taille maximale de 16 To et les systèmes de fichiers d'une taille maximale de 40 To. VxFS porte également le nom de OnlineJFS/JFS 4.1.

Outre les types de systèmes de fichiers ci-dessus, HP-UX 11i version 3 prend en charge :

CDFS

Le système de fichiers CDFS vous permet de lire et d'écrire sur des supports Compact Disc à l'aide du format ISSO-9660 (avec ou sans Rockridge Extensions).

UDF

Le système de fichiers UDF permet de lire des supports optiques écrits au format UDF. Cela vous permet de lire des disques écrits par d'autres systèmes d'exploitation qui prennent en charge le format UDF.

FAT32

Le système de fichiers 32 bits File Allocation Table s'utilise principalement pour les opérations EFI et d'amorçage.

Efficacité de l'accès aux données

Si vos opérations dépendent d'E/S disques à performances élevées, vous devez considérer les éléments suivants afin de vous assurer que vous utilisez des interfaces haut débit (par exemple Fibre Channel) :

Entrelacement de disques

L'entrelacement de disques répartit les données sur plusieurs périphériques physiques de telle manière que des écritures successives ont lieu sur différents périphériques. De cette façon, le deuxième bloc de données à écrire n'est pas obligé d'attendre que le périphérique écrivant le premier bloc ait terminé. En gros, si vous avez n périphériques entrelacés, vous pouvez écrire n blocs de données simultanément (ou presque) sans avoir à attendre que des périphériques soient prêts pour les données ultérieures.

L'entrelacement peut être effectué au niveau périphérique si vous utilisez une baie de disques, une baie RAID ou autre matériel qui prend en charge les opérations RAID. D'autres types d'entrelacement de disques peuvent être effectués par LVM ou par VERITAS Volume Manager (VxVM). Pour plus d'informations sur l'obtention de l'entrelacement avec l'un des gestionnaires de volumes, consultez lvcreate(1M) ou vxassist(1M).

Vous pouvez spécifier la taille des blocs de données à utiliser avec l'entrelacement.

L'entrelacement matériel des données s'effectue par le biais de certaines configurations RAID. Les niveaux RAID liés à l'entrelacement les plus couramment utilisés sur des baies de disques HP qui prennent en charge RAID sont les suivants :

RAID 0

Entrelacement utilisant des blocs de données sans disques de parité dans l'entrelacement. Pour des raisons de performances, les blocs de données sont généralement un multiple de 512 octets (la taille de secteur physique de la plupart des disques).

L'une des considérations majeures lors de l'utilisation de RAID 0 est le nombre de disques dans l'entrelacement. Plus il est élevé, plus il y a de risques que l'un d'entre eux subisse une défaillance. Si l'entrelacement ne contient aucun disque de parité, les données manquantes ne peuvent pas être reconstruites et doivent par conséquent être restaurées à partir d'une sauvegarde ou autre source.

RAID 5

Entrelacement utilisant des blocs de données avec informations de parité distribuées de manière égale sur les périphériques de l'ensemble d'entrelacement. Les informations de parité peuvent être utilisées pour reconstruire les données manquantes en cas de défaillance d'un lecteur.

L'ensemble d'entrelacement peut fonctionner avec un lecteur manquant et, une fois le lecteur défectueux remplacé, les informations de parité sur les lecteurs restants peuvent être utilisées pour reconstruire les données manquantes (stockées auparavant sur le lecteur défectueux). Une fois la reconstruction terminée, le nouveau lecteur de disque participe totalement à l'ensemble afin d'assurer la protection contre les pertes de données en cas de défaillance ultérieure d'un autre lecteur.

REMARQUE : Tous les périphériques ne prennent pas en charge tous les niveaux RAID. Consultez la documentation matérielle de vos baies de disques, baies RAID, lecteurs de disques ou autre équipement de stockage pour plus d'informations sur les niveaux RAID pris en charge par vos périphériques.

Distribution de l'accès aux disques

Pour les mêmes raisons que celles décrites dans Entrelacement de disques, plus vous pouvez équilibrer l'accès aux disques, meilleures seront les performances de lecture et écriture sur disque. Cela réduit le risque qu'un périphérique donné soit occupé à servir une autre opération d'accès aux données, provoquant l'attente des lectures et écritures supplémentaires.

Type de système de fichiers

Votre choix de type de système de fichiers peut également affecter l'efficacité de l'accès aux données. Le système VxFS (VERITAS File System) est en général plus rapide que le système de fichiers HFS.

Établissement de chemins d'accès multiples vers un périphérique (pour une efficacité accrue)

À compter de HP-UX 11i version 3, HP-UX 11i prend en charge le multichemin de périphérique, une nouvelle technologie qui associe des fichiers de périphériques à des périphériques au moyen d'ID de périphériques uniques plutôt que du chemin d'accès matériel aux périphériques. Cela signifie qu'un même fichier de périphérique peut représenter plusieurs chemins d'accès matériels vers un périphérique donné, ce qui, combiné à un matériel qui possède plusieurs ports (prenant en charge plusieurs connexions physiques), génère non seulement des chemins d'accès redondants vers le périphérique, mais également une bande passante d'E/S plus élevée. HP-UX 11i version 3 peut équilibrer automatiquement la charge parmi plusieurs connexions physiques vers un périphérique, améliorant ainsi l'efficacité des E/S.

Pour plus d'informations sur le multichemin de périphérique, voir « Adressage du stockage ».

Mise en miroir de disques (pour une augmentation des performances)

Bien que le sujet de la mise en miroir de disque soit davantage lié à la redondance des données, la mise en miroir peut également être motivée par les performances. Si vous utilisez une configuration de disques RAID 1 (mise en miroir) dans un environnement axé plus sur la lecture de données à partir de disques que sur l'écriture de données sur les disques du miroir, vous pouvez accélérer sensiblement l'entrée des données car les blocs de disques ultérieurs peuvent être récupérés en parallèle à partir d'autres périphériques. Pour plus d'informations sur les avantages offerts par les configurations RAID 1, voir « Mise en miroir de disque ».

Stockage et redondance des données

De nos jours, la plupart des données sont considérées comme ayant une valeur "importante" à "critique". L'importance de la redondance des données est directement proportionnelle à celle des données protégées.

La redondance des données peut assumer de nombreuses formes, mais dans chacune de ces formes plusieurs copies de vos données existent de sorte que, en cas d'endommagement ou de destruction de la copie principale des données, une autre copie de ces données puisse être utilisée pour continuer vos opérations.

Lors du choix d'une technologie de redondance des données, il convient de répondre aux questions suivantes :

  • Avec quelle rapidité devez-vous récupérer suite à une perte de données ?

  • Avec quelle facilité pouvez-vous basculer vers la copie secondaire de vos données si la copie principale devient inutilisable ?

  • Avez-vous besoin de copies hors site de vos données ?

  • Avec quelle fréquence les données changent-elles ?

Établissement de chemins d'accès multiples vers un périphérique (à des fins de redondance)

L'un des principaux aspects de la protection de vos données est l'élimination des points de défaillance uniques. RAID et autres baies de disques, Mise en miroir de disque, Sauvegardes de données et Serviceguard concernent tous l'élimination des points de défaillance uniques.

À compter de HP-UX 11i version 3, HP-UX 11i prend en charge le multichemin de périphérique, une nouvelle technologie qui associe des fichiers de périphériques à des périphériques au moyen d'ID de périphériques uniques plutôt que du chemin d'accès matériel aux périphériques. Cela signifie qu'un même fichier de périphérique peut représenter plusieurs chemins d'accès matériels vers un périphérique donné, ce qui, combiné à un matériel qui possède plusieurs ports (prenant en charge plusieurs connexions physiques), génère non seulement une bande passante d'E/S plus élevée, mais également des chemins d'accès redondants vers le périphérique. HP-UX 11i peut désormais basculer automatiquement vers un autre chemin d'accès matériel en cas de défaillance d'une carte d'interface, d'un câble ou autre équipement matériel, avec peu ou aucune interruption des applications et des utilisateurs accédant à ce périphérique.

RAID et autres baies de disques

Les baies de disques, et les collections de disques indépendants configurés à l'aide de configurations RAID, sont capables de mettre en miroir des données d'un disque physique vers un ou plusieurs disques physiques supplémentaires, ce qui vous permet de disposer de copies supplémentaires des données en cas de défaillance d'un mécanisme de lecteur. Le simple fait d'avoir une seconde copie des données diminue de manière exponentielle le risque de défaillance de toutes les copies de vos données.

La mise en miroir matérielle des données s'effectue par le biais de certaines configurations RAID. Les niveaux RAID liés à la mise en miroir les plus couramment utilisés sur des baies de disques HP qui prennent en charge RAID sont les suivants :

RAID 1

La mise en miroir de données vers un ou plusieurs disques supplémentaires procure une redondance et la capacité à placer une copie de vos données en mode hors connexion, par exemple pour copier un instantané de l'état actuel du disque vers un jeu de sauvegarde pour le stockage hors connexion/hors site.

REMARQUE : Tous les périphériques ne prennent pas en charge tous les niveaux RAID. Consultez la documentation matérielle de vos baies de disques, baies RAID, lecteurs de disques ou autre équipement de stockage pour plus d'informations sur les niveaux RAID pris en charge par vos périphériques.

Mise en miroir de disque

La section précédente traite des baies de disques et des configurations RAID d'un point de vue principalement matériel. La mise en miroir peut être accomplie par des moyens logiciels. Les gestionnaires de volumes LVM et VERITAS Volume Manager peuvent être utilisés pour mettre des données en miroir.

Pour pouvoir implémenter la mise en miroir de disque à l'aide de LVM, vous devez installer le produit MirrorDisk/UX (disponible en tant que produit facultatif dans les Environnements d'exploitation suivants) :

  • HP-UX 11i v3 BOE

  • HP-UX 11i v3 VS-OE

  • HP-UX 11i v3 HA-OE

  • HP-UX 11i v3 DC-OE

Mirrordisk/UX prend en charge jusqu'à trois copies de données si vous utilisez LVM avec des groupes de volumes de version 1, et jusqu'à six copies de données si vous utilisez LVM avec des groupes de volumes de version 2.

La version de base de VERITAS Volume Manager vous permet de mettre en miroir uniquement votre système de fichiers racine. En achetant et en installant la version complète de VERITAS Volume Manager, vous pouvez mettre en miroir d'autres groupes de disques et avoir jusqu'à 32 copies miroirs de l'espace d'adressage d'un volume.

Sauvegardes de données

À tout moment, des données peuvent être copiées à l'aide de certains utilitaires. La destination des copies de données peut être un support amovible pouvant être stocké hors site ou expédié vers un autre lieu pour plus de sécurité. Les supports amovibles pouvant être utilisés pour les sauvegardes sont les suivants :

  • autres disques

  • bandes magnétiques

    • DLT

    • DDS

  • disques optiques

    • DVD enregistrables

    • CD enregistrables

    • bibliothèques de disques magnéto-optiques

Vous pouvez même sauvegarder des fichiers dans un fichier sur un autre disque (comme dans le cas d'une archive tar).

Utilitaires de sauvegarde

Il existe de nombreux utilitaires dans HP-UX pour sauvegarder vos données :

  • pax

    La commande pax extrait, écrit et répertorie des fichiers d'archive et copie des hiérarchies de fichiers et de répertoires. Utilitaire plus récent, pax effectue les mêmes fonctions de base que les utilitaires plus anciens (mais encore disponibles) cpio et tar. Pour plus de détails sur pax, voir pax(1).

  • shar

    La commande shar empaquète les fichiers et répertoires nommés dans un package de distribution adapté à l'envoi ou au déplacement. Les fichiers peuvent contenir tout type de données, à l'exclusion des exécutables. Le package résultant, écrit dans une sortie standard, est un fichier de script de shell pouvant être modifié (par exemple pour ajouter des messages au début).

  • vxdump

    vxdump copie sur bande magnétique tous les fichiers d'un système de fichiers vxfs qui ont été modifiés après une certaine date. Voir vxdump(1M).

  • fbackup (récupérer les données à l'aide de frecover), un utilitaire de sauvegarde spécifique à HP-UX pour la sauvegarde de données sur les types de supports mentionnés plus haut.

  • tar

    tar (également appelé « archiveur de bande ») peut écrire sur des fichiers d'archive de disque ou des supports optiques. tar est compatible avec de nombreux systèmes d'exploitation, y compris d'autres versions de UNIX, Linux et Microsoft Windows.

  • cpio

    La commande cpio enregistre et restaure des archives de fichiers sur bande magnétique, autres périphériques ou un fichier ordinaire, et copie des fichiers d'un répertoire vers un autre tout en répliquant la structure de répertoires. Lorsque cpio a terminé de traiter les fichiers, il indique le nombre de blocs écrits.

En plus de la sauvegarde sur des supports amovibles, vous pouvez copier des fichiers importants sur un autre système à l'aide de ftp, rcp ou (pour des copies sécurisées) sftp.

Adressage du stockage

Les différents composants qui forment la pile de stockage HP-UX sont adressés de différents manières :

Tableau 3-2 Composants de stockage et mode d'accès

Composant de pileMéthode d'adressage

Système de fichiers

Une fois créé, un système de fichiers est généralement adressé par son point de montage, le répertoire dans l'arborescence HP-UX qui représente la racine des fichiers dans ce système de fichiers.

Accès RAW

Tous les volumes logiques / physiques ne contiennent pas des systèmes de fichiers. Voici d'autres exemples d'utilisation de ces volumes :

  • espace d'échange

  • espace de vidage

  • espace de base de données géré

Les espaces d'échange et de vidage sont gérés par le noyau, et l'espace de base de données géré est généralement géré par l'application de base de données.

Volumes (logiques)

Les conteneurs logiques alloués à partir d'espace dans un groupe de volumes ou un groupe de disques sont adressés par leur nom de volume. Ces volumes étant des lecteurs de disques du point de vue du système d'exploitation, ils sont associés à des fichiers de périphériques.

Les volumes logiques LVM ont des fichiers de périphériques avec des noms au format suivant :

  • /dev/vgxx/lvoln

  • /dev/vgxx/rlvoln

xx représente le groupe de volumes auquel appartient le volume logique, et n représente le numéro de volume logique au sein de ce groupe de volumes. Le répertoire lvoln contient les fichiers spéciaux de périphériques en mode bloc et le répertoire rlvoln contient les fichiers spéciaux de périphériques en mode caractère.

Les volumes VxVM ont des fichiers de périphériques avec des noms au format suivant :

  • /dev/vx/dsk/nom_groupe_disques/volnn

  • /dev/vx/rdsk/nom_groupe_disques/volnn

nom_groupe_disques est le nom affecté au groupe de volumes associé aux fichiers de périphériques et n représente le numéro de volume.

Groupes de disques / volumes

Les groupes de volumes LVM ont des noms, généralement de la forme « vgnn » (où nn représente le numéro de groupe de volumes). Le groupe de volumes qui contient le système de fichiers racine (si celui-ci est contenu dans un volume logique LVM) est vg00.

Si vous utiliez VERITAS Volume Manager (et que votre système de fichiers racine est contenu dans un volume VxVM), le groupe de disques VxVM racine se nomme en général rootdg [1].

Disques physiques

Les blocs de construction élémentaires des groupes de volumes LVM et des groupes de disques VxVM sont les lecteurs de disques physiques.

[1] Dans les versions de VERITAS Volume Manager (VxVM) antérieures à la version 4.0, un système installé avec VxVM était configuré avec un groupe de disques par défaut, rootdg, qui devait contenir au moins un disque. Par défaut, les opérations étaient dirigées vers le groupe de disques rootdg. À compter de VxVM version 4.0, VxVM peut fonctionner sans qu'aucun groupe de disques ne soit configuré. Vous n'êtes plus obligé de nommer un groupe de disques rootdg, et tout groupe de disques nommé rootdg ne possède aucune propriété spéciale en vertu de ce nom.

 

Fichiers spéciaux de périphériques

HP-UX, les applications et autres processus communiquent avec les périphériques et les pseudo-périphériques en écrivant et en lisant des fichiers spéciaux de périphériques. Le format particulier des fichiers spéciaux de périphériques indique à HP-UX :

  • S'il faut communiquer avec le périphérique à l'aide de transmissions en mode bloc ou caractère

  • Quel pilote de périphérique utiliser lors de la comunication avec le périphérique associé

  • Comment localiser/identifier le périphérique

  • Tout attribut spécifique au pilote nécessaire pour communiquer avec un périphérique

Les deux premiers éléments de la liste ci-dessus sont déterminés par le numéro majeur d'un fichier spécial de périphérique, tandis que les deux derniers éléments sont déterminés par le numéro mineur.

Anatomie d'un fichier spécial de périphérique

Les fichiers spéciaux de périphériques (DSF, Device Special Files) sont constitués des parties suivantes :

nom de fichier

Il s'agit du nom du fichier qui apparaît dans l'arborescence de répertoires /dev

numéro majeur

Numéro qui identifie le pilote à utiliser pour communiquer avec le périphérique/LUN associé à ce fichier spécial de périphérique

Le numéro majeur est un index pour le pilote de périphérique dans l'une des deux tables de noyau : bdevsw (la table de commutation de périphériques en mode bloc) et cdevsw (la table de commutation de périphériques en mode caractère).

Les pilotes qui prennent en charge à la fois les E/S en mode bloc et en mode caractère (tels que les pilotes de disques SCSI et les changeurs automatiques optiques) possèdent un numéro majeur en mode bloc et un numéro majeur en mode caractère. Les périphériques qui prennent en charge uniquement l'accès en mode caractère ont uniquement un numéro majeur en mode caractère.

numéro mineur

Numéro qui identifie l'emplacement matériel et parfois des caractéristiques dépendant du pilote (généralement organisées par affectations de bits).

Les trois parties d'un fichier de périphérique peuvent être affichées à l'aide de la commande ll (ls -l). Par exemple :

Figure 3-3 Composants des fichiers spéciaux de périphériques

Composants des fichiers spéciaux de périphériques

Vous pouvez afficher, sous forme plus lisible, les informations contenues dans le fichier spécial de périphérique à l'aide de la commande /usr/sbin/lssf. Par exemple :

# /usr/sbin/lssf /dev/rdsk/*
sdisk card instance 0 SCSI target 6 SCSI LUN 0 section 0 at address 0/0/0/2/0.6.0
  /dev/rdsk/c0t6d0sdisk card instance 2 SCSI target 6 SCSI LUN 0 section 0 at
  address 0/0/0/3/0.6.0 /dev/rdsk/c2t6d0

# /usr/sbin/lssf  /dev/disk/*
esdisk section 0 at address 64000/0xfa00/0x0 /dev/disk/disk2 esdisk section 0 at
  address 64000/0xfa00/0x1 /dev/disk/disk3

La commande /usr/sbin/ioscan fournit également des informations de chemins d'accès matériel concernant les périphériques sur votre système :

Voici la vue héritée des lecteurs de disques sur un système :

# /usr/sbin/ioscan -C disk
H/W Path          Class             Description
=====================================================
0/0/0/2/0.6.0     disk              HP 36.4GMAN3367MC
0/0/0/3/0.6.0     disk              HP 36.4GMAN3367MC

Voici la vue agile des mêmes lecteurs de disques (indiquant les chemins d'accès matériels de LUN plutôt que les chemins d'accès matériels réels) :

# /usr/sbin/ioscan -N -C disk
H/W Path          Class             Description
=====================================================
64000/0xfa00/0x2  disk              HP 36.4GMAN3367MC
64000/0xfa00/0x3  disk              HP 36.4GMAN3367MC
Distinction d'adressage de périphérique hérité / agile

À compter de HP-UX 11i version 3, les périphériques de stockage de masse sont référencés par des instances de périphériques plutôt que par les chemins d'accès matériels aux périphériques. Cela offre de nombreux avantages par rapport au modèle d'adressage précédent, qui associait un fichier spcial de périphérique donné au chemin d'accès matériel à un périphérique. L'adressage matériel des périphériques de stockage de masse est désormais fluide, automatique et transparent, ce qui offre de nombreux avantages.

REMARQUE : Pour des raisons de compatibilité avec les versions antérieures de HP-UX, le modèle d'adressage de périphérique précédent (hérité) pour les périphériques de stockage de masse est encore pris en charge sous HP-UX 11i version 3 ; par conséquent, les scripts, les configurations et autres utilisations des fichiers spéciaux de périphériques que vous avez précédemment créés continueront de fonctionner.

À des fins de transition, vous pouvez utiliser à la fois l'adressage de périphérique hérité (utilisant des fichiers spéciaux de périphériques hérités) et l'adressage de périphérique agile (utilisant des fichiers spéciaux de périphériques persistants), mais pour tirer parti des nombreux avantages offerts par l'adressage de périphérique agile, et pour des raisons de compatibilité ultérieure, vous devez effectuer la transition vers l'utilisation des fichiers spéciaux de périphériques persistants dès que tous les systèmes de fichiers et technologies sous-jacents que vous utilisez les prennent en charge.

Stabilité de configuration accrue

L'adressage de périphérique agile autorise le changement de chemin d'accès matériel d'un amorçage système à l'autre (par exemple si un LUN est déplacé d'un adaptateur de bus hôte à un autre pendant l'arrêt d'un serveur) et le changement des configurations SAN sans exiger de modifications aux fichiers spéciaux de périphériques (et par conséquent sans exiger de modifications à d'autres fichiers de configuration). Si vous remplacez un disque associé à un fichier spécial de périphérique persistant (le type de fichier spécial de périphérique qui procure un adressage des périphériques agile), vous pouvez utiliser la commande io_redirect_dsf pour mettre à jour le fichier spécial de périphérique persistant de sorte qu'il fasse référence au disque de remplacement. Pour plus de détails, voir la page de manuel io_redirect_dsf(1M).

Évolutivité

Étant donné la limitation liée aux numéros mineurs de fichiers spéciaux de périphériques, un serveur était auparavant limité à 256 instances de bus. L'adressage de périphérique agile vous permet maintenant d'adresser plus de 256 instances de bus.

L'adressage de périphérique agile vous permet également d'adresser une plus grande quantité de LUN. HP-UX 11i version 3 prend en charge jusqu'à 16 384 LUN.

Multichemin

Chaque LUN peut avoir jusqu'à 32 chemins d'accès d'E/S physiques. HP-UX11i version3 découvre et configure automatiquement les nouveaux chemins d'accès d'E/S physiques à un LUN et équilibre le flux des données sur les différents chemins d'accès vers un périphérique donné à l'aide d'un des algorithmes d'équilibrage de la charge suivants :

closest_path

Cette stratégie d'équilibrage de la charge sélectionne un LUN en fonction de son affinité avec le cœur de processeur qui émet l'E/S, ce qui minimise la latence.

cl_round_robin

Cette stratégie d'équilibrage de la charge est applicable aux plates-formes HP basées sur cellules. Les chemins d'accès de LUN sont sélectionnés de manière cyclique dans la localité du processeur sur lequel l'E/S a été initiée, afin de garantir l'optimisation les latences d'accès mémoire.

least_cmd_load

Dirige les demandes d'E/S vers le chemin d'accès matériel ayant le moins de demandes d'E/S en attente.

round_robin

Dirige les demandes d'E/S vers les différents chemins d'accès matériels disponibles de manière cyclique.

path_lockdown

Dirige les demandes d'E/S vers un seul chemin d'accès matériel ; plus spécifiquement, le chemin d'accès ayant le moins de demandes d'E/S en attente lorsque le périphérique est ouvert. Il s'agit de l'algorithme d'équilibrage de la charge par défaut pour les périphériques série (par exemple les lecteurs de bandes).

preferred_path

Le chemin d'accès d'E/S défini dans l'attribut preferred_path est utilisé de préférence pour le transfert d'E/S. Si ce chemin d'accès d'E/S est indisponible ou si l'attribut preferred_path n'a pas été défini, un autre chemin d'accès est sélectionné pour le transfert d'E/S. Cette stratégie est utile pour certaines baies de disques, qui peuvent subir une dégradation des performances si des E/S sont transférées simultanément à un LUN par le biais de plusieurs chemins d'accès d'E/S.

pref_tport

Cette stratégie d'équilibrage de la charge sélectionne des chemins d'accès de LUN dans une liste de chemins préférés, à moins qu'aucun d'eux ne soit disponible (ou défini), auquel cas d'autres chemins d'accès de LUN sont sélectionnés.

wt_round_robin

Cette stratégie d'équilibrage de la charge sélectionne un chemin d'accès de LUN en fonction d'un algorithme cyclique pondéré.

Utilisez la commande scsimgr pour spécifier la stratégie, parmi celles mentionnées ci-dessus, qui doit être utilisée pour un périphérique donné.

REMARQUE : Tous les périphériques ne prennent pas en charge toutes les stratégies d'équilibrage de la charge. Le type de périphérique détermine laquelle des stragégies ci-dessus vous pouvez utiliser. Pour plus de détails, voir les pages de manuel suivantes :
  • scsimgr(1M)

  • scsimgr_eschgr(7)

  • scsimgr_esdisk(7)

  • scsimgr_estape(7)

HP-UX peut aussi rééquilibrer automatiquement les charges sur les chemins d'accès aux données restants vers un LUN en cas de défaillance d'un ou plusieurs de ces chemins d'accès.

REMARQUE : Utilisez la commande scsimgr (voir scsimgr(1M) pour plus de détails) pour définir l'algorithme d'équilibrage de la charge. Un choix d'algorithme peut être défini de manière individuelle pour chaque LUN, ou pour tous les LUN sur le serveur. De plus, le choix peut être défini de manière permanente (valeur conservée d'un réamorçage à l'autre) ou de manière temporaire (jusqu'au prochain réamorçage).
Répertoires de fichiers spéciaux de périphériques (et formats de noms)

Les fichiers spéciaux de périphériques sont stockés dans le répertoire /dev et une grande partie d'entre eux sont organisés en une série de sous-répertoires dans /dev. Deux de ces répertoires contiennent les fichiers spéciaux de périphériques persistants définissant les lecteurs de disques physiques sur un serveur :

/dev/disk

Contient les fichiers spéciaux de périphériques persistants pour l'accès en mode bloc aux périphériques de disques physiques sur un serveur.

/dev/rdisk

Contient les fichiers spéciaux de périphériques persistants pour l'accès en mode caractère aux périphériques de disques physiques sur un serveur.

Dans les répertoires ci-dessus, les fichiers ont des noms au format « disqueN » (où « N » est le numéro d'instance du disque).

Exemples :

    /dev/disk/disk15
    /dev/rdisk/disk7

Une partie optionnelle d'un nom de fichier de périphérique peut être ajoutée afin de représenter les numéros de partitions de disques. Par convention, en l'absence de cette partie optionnelle du nom de fichier de périphérique, le nom représente l'ensemble d'un disque. Cette partie optionnelle étend le format du nom de façon à être diskN_p# (où p# représente le numéro de partition, la densité de bande ou autre information).

Exemples :

    /dev/disk/disk15_p3
    /dev/rdisk/disk7_p1

Les répertoires suivants existent toujours dans HP-UX 11 i version 3 à des fins de compatibilité descendante. Ils contiennent les fichiers spéciaux de périphériques hérités définissant les lecteurs physiques sur un serveur (la forme héritée) :

/dev/dsk

Contient les fichiers spéciaux de périphériques hérités pour l'accès en mode bloc aux périphériques de disques physiques sur un serveur.

/dev/rdsk

Contient les fichiers spéciaux de périphériques hérités pour l'accès en mode caractère aux périphériques de disques physiques sur un serveur.

Dans ces répertoires, les fichiers ont des noms au format « c#t#d# » (où c# représente le numéro d'instance de contrôleur, t# représente le numéro de cible SCSI et d# représente le numéro de LUN SCSI).

Exemples :

    /dev/dsk/c3t7d0
    /dev/rdsk/c3t15d5

Avec les fichiers spéciaux de périphériques hérités associés à des disques, une partie optionnelle du nom de fichier peut représenter des numéros de partitions de disques. Par convention, en l'absence de cette partie optionnelle du nom de fichier de périphérique, le nom représente l'ensemble d'un disque. Cette partie optionnelle étend le format du nom de façon à être c#t#d#s# (où s# représente le numéro de partition, la densité de bande ou autre information).

Exemples :

    /dev/dsk/c3t7d0s3
    /dev/rdsk/c3t15d7s1
REMARQUE : Vous pouvez utiliser des fichiers spéciaux de périphériques hérités et persistants simultanément, mais il est préférable d'utiliser des fichiers spéciaux de périphériques persistants afin de profiter de leurs nombreux avantages.

Par exemple, avec des fichiers spéciaux de périphériques hérités vous ne pouvez pas définir et adresser plus de 256 bus externes sur un serveur. Si vous en avez plus de 256, vous devez utiliser des fichiers spéciaux de périphériques persistants afin d'accéder aux périphériques au-delà de la limite des 256 adresses.

Pour plus d'informations sur l'attribution de noms aux fichiers spéciaux de périphériques

Vous trouverez des informations supplémentaires sur l'attribution de noms aux fichiers spéciaux de périphériques dans les pages de manuel suivantes :

  • autochanger(7)

  • disk(7)

  • intro(7)

  • mt(7)

Chemins d'accès matériels au stockage de masse (trois formats)

Comme leur nom l'indique, les chemins d'accès matériels définissent les chemins physiques qu'empruntent les données pour atteindre les périphériques. Dans HP-UX 11i version 3, il existe trois formats pour spécifier les chemins d'accès matériels aux périphériques de stockage de masse.

Chemins d'accès matériels hérités

Il s'agit du format utilisé dans les versions antérieures à HP-UX 11i version 3. Il se compose d'une série d'adresses bus-nexus séparées par des barres obliques (« / ») menant à la carte de bus hôte (HBA, Host Bus Adapter) ; sous celle-ci, les éléments d'adresses supplémentaires sont séparés par des points (« . »).

Pour les périphériques connectés directement, l'adressage peut être une simple cible et un LUN :

0/0/2/0.1.7.0

Pour les périphériques SCSI-3 connectés par le biais d'un réseau de stockage SAN, l'adressage hérité est émulé à l'aide d'un domaine, d'une zone, d'un port, d'un bus virtuel, d'une cible virtuelle et d'un LUN virtuel :

0/2/1/0.1.5.0.0.3.7

Chemins d'accès matériels lunpath

Ce format est utilisé pour l'adressage des LUN en mode agile. Il est identique au format de chemin d'accès matériel hérité jusqu'à la carte de bus hôte. Sous celle-ci, deux éléments d'adresses supplémentaires sont représentés (au format hexadécimal) :

Adresse cible

Adresse dépendante du transport identifiant le périphérique physique associé au chemin d'accès matériel

adresse LUN

Représentation 64 bits de l'identificateur LUN rapporté par la cible.

0/2/1/0.0x50001fe1500170ac.0x4017000000000000 est un exemple de chemin d'accès matériel SCSI-3.

Figure 3-4 Composants des chemins d'accès matériels lunpath

Composants des chemins d'accès matériels lunpath
Chemins d'accès matériels LUN

Les périphériques pouvant avoir plusieurs chemins d'accès physiques, un chemin d'accès matériel est nécessaire de sorte que le chemin d'accès matériel auquel est mappé un fichier spécial de périphérique persistant demeure identique même en cas de modification des éléments de chemin d'accès physique sous-jacents.

Au lieu d'une série d'adresses bus-nexus (correspondant à des chemins d'accès matériels spécifiques) menant à la carte HBA, les chemins d'accès matériels virtuels utilisent un bus-nexus virtuel (appelé nœud racine virtuel) avec une adresse de 64000. L'adressage sous ce nœud racine virtuel se compose d'une adresse de bus virtuelle et d'un ID LUN virtuel, délimités par des barres obliques (« / »).

64000/0xfa00/0x22 est un exemple d'adresse matérielle virtuelle.

Figure 3-5 Composants des chemins d'accès matériels de LUN

Composants des chemins d'accès matériels de LUN

Exemple 3-2 Résumé des formats de chemins d'accès matériels

Les trois formats décrits ci-dessus constituent différentes manières de faire référence au même LUN ; un même LUN pourrait donc avoir les trois adresses suivantes :

0/2/1/0.1.4.0.0.2.7
0/2/1/0.1.5.0.0.2.7
0/4/1/0.1.4.0.0.2.7
0/4/1/0.1.5.0.0.2.7
0/2/1/0.0x50001fe1500170ac.0x4017000000000000
0/2/1/0.0x50001fe1500170ad.0x4017000000000000
0/4/1/0.0x50001fe1500170ac.0x4017000000000000
0/4/1/0.0x50001fe1500170ad.0x4017000000000000
64000/0xfa00/0x22

Dans l'exemple ci-dessus, le LUN a quatre chemins d'accès physiques. Les quatre premières lignes les représentent à l'aide du format de chemin d'accès matériel hérité, les quatre lignes suivantes les représentent à l'aide du format de chemin d'accès matériel SCSI-3, et la dernière ligne représente l'unique chemin d'accès matériel virtuel (utilisé pour les quatre chemins d'accès physiques).

Les commandes HP-UX 11i version 3 acceptent chacun de ces trois formats pour spécifier un chemin d'accès matériel à un LUN.

Commandes associées aux fichiers spéciaux de périphériques

Voici une liste des principales commandes utilisées pour la gestion des fichiers spéciaux de périphériques :

insf

Utilisée durant l'amorçage pour créer des fichiers spéciaux de périphériques hérités et persistants pour les nouveaux périphériques. insf peut également être utilisée manuellement, durant l'exécution du système, pour créer ces types de fichiers spéciaux de périphériques (par exemple, si ioscan a provoqué la découverte de nouveau matériel, insf pourrait être exécutée afin de créer des fichiers spéciaux de périphériques pour ce nouveau matériel sans avoir à attendre de réamorçage système) [3] . Pour plus de détails, voir insf(1M).

L'option -L de insf active le modèle d'attribution de noms hérité.

mksf

Utilisée pour créer un seul fichier spécial de périphérique, généralement avec des caractéristiques autres que les caractéristiques par défaut. Pour plus de détails sur la façon de spécifier les paramètres de votre fichier spécial de périphérique, voir mksf(1M).

Si vous souhaitez créer un seul fichier spécial de périphérique, éventuellement avec des paramètres spécifiques, utilisez la commande mksf plutôt que insf. Pour plus de détails sur la façon de spécifier les paramètres de votre fichier spécial de périphérique, voir mksf(1M).

lssf

lssf répertorie les informations relatives à des fichiers spéciaux de périphériques spécifiques (dans un format lisible et conviviale). Par exemple, lssf peut répertorier les fichiers spéciaux de périphériques périmés. Vous pouvez spécifier des fichiers spéciaux de périphériques hérités ou persistants. Pour plus de détails et des exemples de sortie de lssf, voir lssf(1M).

rmsf

rmsf supprime les fichiers spéciaux de périphériques spécifiés. Pour plus d'informations sur les nombreuses options de rmsf permettant de spécifier les fichiers spéciaux de périphériques à supprimer (et d'où les supprimer), voir la page de manuel rmsf(1M).

Avec l'option -L, la commande rmsf désactive le modèle d'attribution de noms hérité, ce qui supprime du système tous les nœuds d'E/S hérités et leurs fichiers spéciaux de périphériques.

io_redirect_dsf

io_redirect_dsf réaffecte un fichier spécial de périphérique existant d'un périphérique à un autre. Cette commande tirant parti de l'un des principaux avatanges offerts par les fichiers spéciaux de périphériques persistants, elle ne fonctionne pas avec les fichiers spéciaux de périphériques hérités. Pour plus de détails, voir io_redirect_dsf(1M).

ioscan

ioscan effectue de nombreuses fonctions. Les principales consistent à analyser le matériel d'un serveur et à lier le nouveau matériel aux pilotes appropriés. En ce qui concerne les fichiers spéciaux de périphériques, ioscan peut afficher le mappage entre les fichiers spéciaux de périphériques hérités et les fichiers spéciaux de périphériques persistants. Voir ioscan(1M) pour plus de détails sur les nombreuses fonctions et options de ioscan.

scsimgr

scsimgr, comme ioscan, a de nombreuses fonctions étrangères aux fichiers spéciaux de périphériques. Vous pouvez toutefois utiliser scsimgr pour valider la modification d'un LUN associé à un fichier spécial de périphérique (remplacer un fichier spécial de périphérique hérité). Si vous avez remplacé un lecteur de disque et que vous utilisez des fichiers spéciaux de périphériques hérités, reportez-vous à la page de manuel scsimgr(1M) pour plus d'informations sur le remappage du fichier spécial de périphérique au nouveau périphérique. La commande scsimgr nécessaire pour cette opération est replace_leg_dsf.

Pour plus d'informations sur la pile de stockage de masse de prochaine génération

Les ressources suivantes contiennent beaucoup plus d'informations sur les composants de la pile de stockage de masse de prochaine génération :

  • Livre blanc : The Next Generation Mass Storage Stack HP-UX 11i v3

  • Les pages de manuel suivantes :

    • scsimgr(1M)

    • io_redirect_dsf(1M)

    • insf(1M), lssf(1M), mksf(1M), rmsf(1M)

    • iobind(1M), iofind(1M), ioscan(1M)

    • intro(7)

Gestion de l'espace d'échange HP-UX

L'espace d'échange est l'emplacement où HP-UX stocke les pages de mémoire inutiles des processus en cours d'exécution (ce processus porte le nom de pagination de mémoire virtuelle (ou simplement pagination) car les blocs de données déplacés vers ou à partir de la RAM physique portent le nom de pages). Cela permet à HP-UX d'utiliser beaucoup plus de mémoire qu'il n'existe de mémoire physique sur un serveur.

Types d'espaces d'échange

Il existe trois types d'espaces d'échange utilisés pour les opérations de pagination :

Échange de périphérique

L'espace d'échange est affecté initialement lors de la configuration des disques. L'espace d'échange de périphérique occupe un volume logique ou une partition de disque réservé en général à seule fin de pagination. Cet espace peut également être configuré comme zone de vidage, bien que cela ait des implications pour l'intégrité du vidage mémoire en cas de blocage. Voir « Utilisation d'un périphérique pour la pagination et le vidage (durée de reprise du système) ». Le périphérique étant utilisé exclusivement pour la pagination lorsque HP-UX s'exécute, vous ne pouvez pas y stocker de fichiers.

REMARQUE : Il existe une exception à la règle selon laquelle un volume logique donné ne peut pas être utilisé à la fois comme espace de système de fichiers et comme espace d'échange de périphérique. Si vous avez de l'espace inutilisé entre la fin d'un système de fichiers et la fin du volume logique sur lequel il réside (autrement dit, le système de fichiers est plus petit que le volume logique qui le contient), cet espace inutilisé (non alloué au système de fichiers) peut être utilisé comme espace d'échange de périphérique.

L'échange de périphérique ne peut être utilisé que localement ; il est impossible d'y accéder à distance à partir de clients utilisant des protocoles d'accès de disque réseau.

L'espace d'échange de périphérique est d'accès rapide car HP-UX peut se connecter directement au volume logique ou à la partition de disque pour y effectuer des opérations de lecture/écriture massives.

Échange de système de fichiers

Si l'espace d'échange de périphérique que vous avez configuré sur votre serveur n'est pas suffisant et que vous n'avez plus de périphérique que vous pouvez dédier à cet espace d'échange de périphérique, vous pouvez configurer de l'espace d'échange de système de fichiers.

L'espace d'échange de système de fichiers permet de disposer d'un espace supplémentaire en cas de besoins ponctuels dépassant l'espace normal alloué. Il n'est mis en œuvre que si la capacité de l'espace d'échange de périphérique est insuffisante. L'espace d'échange de système de fichiers est configuré comme espace d'échange supplémentaire à allouer à partir de l'espace inutilisé au sein d'un système de fichiers.

Du fait des traitements importants effectués par le système pour gérer ce dispositif, et également parce que ce type d'échange est généralement plus lent, il est préférable de ne pas s'en servir pour pallier à titre permanent à une insuffisance d'espace d'échange de périphérique. Il est plus adapté à un débordement occasionnel de